The Revenant

1 Mar 2016 by

The Revenant

Alors que les trappeurs doivent sans cesse échapper aux attaques indiennes, Hugh Glass qui connait la nature sur le bout des doigts, est là pour les aider à survivre dans ce milieu hostile. Après une attaque particulièrement violente par un ours, il est laissé pour mort par ses partenaires. La vengeance le poussera au-delà de ses limites…

 

 

the revenant

Après l’excellent Birdman, oscarisé l’an dernier, j’avais à coeur de découvrir le nouveau film du réalisateur Alejandro González Iñárritu, surtout avec l’excellent Leonardo DiCaprio à l’affiche. Dès la découverte de la bande annonce, il y a quelques mois, cela laissait présager un film qui sortirait des sentiers battus. Les premières images étaient sensationnelles et la promotion du film, notamment autour des conditions exceptionnelles de tournage, donnaient très envie d’en savoir plus.

The Revenant est l’histoire d’un homme meurtri, trahi, qui ne devra sa survie qu’à un profond sentiment de vengeance, qui l’emmènera bien au-delà de ses propres limites physiques et psychologiques. Pour l’incarner, Leonardo DiCaprio est véritablement transcendé par son rôle. Loin de ses personnages passés, il sort une sorte de bestialité qu’il exprime dans ce rôle physique et taiseux, faisant de Glass cet homme torturé.

Ce qui rend le parcours de ce personnage encore plus puissant, c’est son évolution dans la nature hostile, magnifiquement portée à l’image par le réalisateur. Ce dernier a tenu à tourner dans des décors naturels, dans des conditions techniques difficiles et exigeantes, pour un résultat d’une perfection et d’une beauté rares. Cet esthétisme porte véritablement le film et les acteurs dans une qualité supérieure que l’on voit assez peu au cinéma, dans des scènes sublimes et parfaitement maîtrisées.

Malgré quelques longueurs, on est happé par la justesse de ce film, qui ne pourra pas laisser les spectateurs indifférents que ce soit par la beauté ou la violence qui émanent de cette histoire. Les Oscar ne s’y sont pas trompés en récompensant le grand Leonardo DiCaprio et le talentueux Alejandro González Iñárritu!

 

The Revenant
Année de production : 2015
Pays de production : Etats-Unis
RéalisateurAlejandro González Iñárritu
Acteurs : Leonardo DiCaprio (Hugh Glass) – Tom Hardy (John Fitzgerald) – Domhnall Gleeson (Andrew Henry) – Will Poulter (Bridger)

 

 

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Nous Trois Ou Rien

9 Nov 2015 by

Parfois, il m’arrive de retrouver le chemin des salles obscures. C’est rare, alors autant en faire un billet!

 

Nous Trois ou Rien

Hibat et Fereshteh sont obligés de quitter l’Iran,leur pays, au début des années 80 pour fuir le pouvoir politique auquel ils s’opposent. C’est dans la banlieue parisienne qu’ils arriveront avec leur fils, avec tout à reconstruire mais sans jamais perdre leur optimisme et leur combativité.

 

Je connaissais Kheiron l’humoriste (notamment dans la série Bref) et avec Nous Trois ou Rien, j’ai découvert Kheiron le talentueux réalisateur. À travers la véritable histoire des ses parents, il nous surprend agréablement par un film très touchant.

L’histoire d’Hibat et Fereshteh est l’histoire de milliers d’iraniens contraints de fuir leur pays suite à la dictature du Chah d’Iran et à l’arrivée au pouvoir d’un régime religieux. En suivant leur parcours, on comprend pleinement tous les sacrifices qui ont été nécessaires pour obtenir chèrement la liberté au prix d’une reconstruction dans un pays où tout est à refaire.

La grande force de ce film est d’aborder ce sujet poignant avec beaucoup de subtilité et d’humour sans verser dans le pathos mais avec une belle pudeur qui permet d’alléger le sujet. Kheiron parvient avec l’humour à apporter de la légèreté sans pour autant aborder son histoire comme une farce. Avec cet outil il donne à ses personnages une certaine force de caractère qui leur permet d’affronter les épreuves avec force et humilité même dans les moments les plus difficiles.

Nous Trois ou Rien ouvre une page de notre Histoire mondiale avec beaucoup de sincérité et d’émotions et nous propose un cinéma tendre et humain, comme on en voit peu. Par ce film, Kheiron rend un bel hommage à ses parents, mêlé d’amour, de fierté et de pudeur qui entraîne le spectateur dans un tourbillon d’ondes positives et accroche un sourire bienvenu sur le visage. Une belle réussite!


NOUS-TROIS-OU-RIEN

 

Nous Trois ou Rien

Année de production : 2015

Pays de production : France

Réalisateur : Kheiron

Acteurs : Kheiron (Hibat) – Leïla Bekhti (Fereshteh) – Gérard Darmon (Le père de Fereshteh) – Zabou Breitman (La mère de Fereshteh) – Alexandre Astier (Le Chah d’Iran) – Jonathan Cohen (Chokri)

 

 

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Birdman

4 Mar 2015 by

Birdman

Après des années de gloire au cinéma en tant que Birdman, un super-héros adulé de tous, Riggan Thomson tente de revenir sur le devant de la scène avec une pièce intimiste à Broadway. Les jours qui précèdent la première vont le mettre à mal sur le plan privé, comme professionnel…

 

C’est en totale ignorance (sans même en connaître le synopsis) que j’ai vu ce film, multi-récompensé à la dernière cérémonie des Oscar.

Si j’ai eu du mal à rentrer dans le film durant les 20 premières minutes, le début étant assez déstabilisant, j’ai vite oublié mes premières réticences pour plonger dans l’histoire et m’intéresser à la personnalité du personnage principal.

Riggan Thomson est un acteur sur le retour mais qui veut absolument éloigner le personnage et le rôle qui l’a rendu mondialement célèbre : Birdman, un super-héros. Pour cela, il doit faire face aux préjugés des critiques de théâtre, aux attentes d’un public et à ses propres doutes. Birdman est un film qui met avant la difficulté d’un acteur à se remettre en selle et faire face à un égo démesuré, en se remettant en question et en affrontant le regard des autres. Et ce film montre bien la schizophrénie que peut engendrer le métier d’acteur, que ce soit à titre personnel comme dans les relations que les comédiens nouent entre eux.

En basant son action dans le théâtre où se jouent les répétitions et les lieux très proches, Alejandro González Iñárritu crée une sorte de huis-clos entre ses personnages, habilement orchestré par les nombreux plans séquences qui jalonnent le film, enfermant le spectateur dans le quotidien et les relations de ces acteurs. Et en plaçant sur ces images, une bande originale rythmée aux sons des percussions, on finit par ressentir une sorte d’enfermement psychologique, celui-là même dont semble souffrir Riggan.

Birdman est un OVNI. Bien qu’il évoque un sujet finalement assez banal sur les acteurs et leur métier, le réalisateur a choisi d’en faire une oeuvre cinématographique esthétique et parfaitement folle, servie par des acteurs formidables, à commencer par le trop rare Michael Keaton.

Ce film ne saura plaire à tous mais c’est aussi ce qui fait sa force. Un film fou pour un univers encore plus fou…

birdman affiche

Birdman

 Année de production : 2014

 Pays de production : Etats-Unis

RéalisateurAlejandro González Iñárritu

ActeursMichael Keaton (Riggan Thomson) – Edward Norton (Mike Shiner) – Emma Stone (Sam) – Zach Galifianakis (Brandon) – Naomi Watts (Lesley) – Andrea Riseborough (Laura)

 

 

Si ce n’est pas déjà fait, n’oubliez pas de tenter votre chance au BreizhDay du Lalydo’s Blog!!!

 

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Astérix – Le Domaine Des Dieux

10 Déc 2014 by

10 mois! 10 mois que n’avais pas mis les pieds dans un cinéma! Mais quand Astérix revient sur nos écrans, je ne peux pas passer à côté…

 

Astérix – Le Domaine des Dieux

Jules César veut à tout prix faire flancher le village d’irréductibles gaulois qui résistent encore et toujours en Armorique. Pour cela, il décide de construire un domaine dans la forêt qui borde le petit village, afin d’amener Rome à leurs portes. Astérix, Obélix et leurs amis ne sont pas décidés à se laisser faire mais sans compter sur la détermination d’Anglaigus, l’architecte…

 

J’ai toujours été déçue des adaptations cinématographiques des aventures d’Astérix. Les voir incarnés par des acteurs ne m’a jamais captivé, et encore moins quand ces derniers font dans la caricature. Mais les dessins animés, c’est une autre histoire… et quand cette adaptation touche le premier tome que j’ai lu (et relu et relu et relu) du célèbre gaulois, je ne peux qu’être impatiente, surtout lorsque qu’Alexandre Astier est derrière tout ça!

Et j’avoue avoir été très agréablement surprise. Tout d’abord par la qualité graphique. Peut être que certains puristes crieront au scandale car l’on s’éloigne un peu de la bande dessinée en donnant aux traits des héros des contours plus numériques… mais pour ma part, j’ai été bluffée par la finesse des traits, le détail et la beauté même de l’image. Et tout cela en conservant le trait qu’Uderzo à initialement esquissé dans l’album.

Et puis, j’ai aimé l’adaptation. Car oui pour faire durer ce film d’animation 1h30, il faut savoir remanier l’histoire originale qui, elle, tient en 46 pages. Et bien qu’un peu décontenancée dans un tout premier temps (et oui, j’ai relu la BD juste avant d’aller voir le film!), j’ai trouvé que les arrangements imaginés par les auteurs fidèles à la BD mais aussi et surtout à l’esprit de la BD, ce dernier élément étant souvent absent des films .

Et malgré la fidélité à l’âme même d’Astérix, j’ai aimé retrouver la patte Astier dans les dialogues, dans les touches d’humour et dans la bande qui l’entoure pour doubler les personnages. Il apporte juste ce qu’il faut de son univers pour ne pas dénaturer l’essence même des aventures de nos amis gaulois et j’avoue avoir énormément apprécié ce juste milieu.

Alors oui cette adaptation est pour moi une réussite, car il allie la modernité des techniques et de la touche Astier à la véritable essence d’Astérix. La double lecture est toujours bien présente, les ponts entre l’époque gauloise et notre époque sont toujours aussi hilarants… et quel bonheur de retrouver Roger Carel au doublage d’Astérix!

Alors à quelques jours des fêtes de fin d’année, quoi de mieux qu’une sortie ciné qui ravira les petits… comme les plus grands?!

astérix et le domaine des dieux

 

Astérix – Le Domaine des Dieux

Année de production : 2014

Pays de production : France, Belgique

Réalisateurs : Louis Clichy et Alexandre Astier

Voix : Roger Carel (Astérix) – Guillaume Briat (Obélix) – Lorànt Deutsch (Anglaigus) – Alexandre Astier (le Centurion Oursenplus) – Alain Chabat (le Sénateur Prospectus) – Laurent Lafitte (Duplicatha) – Lionnel Astier (Cétautomatix) – Elie Semoun (Cubitus)

 

 

 

 

Je vous rappelle qu’avec MissChocoRêve nous organisons le Challenge Sourires afin d’offrir des cadeaux aux enfants hospitalisés à Noël. Toutes les modalités pour participer sont à retrouvées dans l’article 3° Challenge Sourires pour les Enfants Hospitalisés.

 

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Dallas Buyers Club

6 Oct 2014 by

Cela fait trèèèèèèèèèèèèèèèès longtemps que je n’ai pas parlé de cinéma ici. En cause, une baisse très conséquente de ma fréquentation des salles obscures. Ajoutons à cela que j’en regarde peu dans mon canapé, au détriment des séries… Mais parfois, il vaut mieux privilégier la qualité à la quantité, non?

 

Dallas Buyers Club

En 1985, à Dallas, Ron Woodroof est l’incarnation parfaite du cow-boy macho. Mais une mauvaise nouvelle va bouleverser sa vie : il est atteint du VIH et il lui reste 30 jours à vivre. Face à des traitements encore expérimentaux, il décide d’essayer des solutions alternatives et d’en faire le commerce.

 

Inspiré de faits réels, Dallas Buyers Club est le récit d’un véritable combat mené dans les années 80 par des malades du Sida souhaitant sauver leur vie par tous les moyens, face à l’impuissance de la médecine.

Ce film est avant tout le portrait d’un homme qui, dépassé par une maladie encore mal connue à l’époque, décide de ne pas se laisser abattre et de lutter contre la médecine et les laboratoires pharmaceutiques. Alors que ces derniers imposent un traitement qui s’avère dangereux pour la santé, c’est seul que Ron Woodrood part en guerre contre les grands pontes du milieu médical pour tenter de se soigner et de soigner les milliers de personnes atteintes du virus, en vendant et consommant des médicaments non approuvés par les Etats-Unis. Ce combat s’avère être le pot de fer contre le pot de terre, mais c’est un homme déterminé qui luttera pour tenter d’améliorer le traitement des malades et leur assurer une meilleure qualité de vie.

C’est un magnifique portrait que nous brosse dans ce film Jean-Marc Vallée, formidablement porté et interprété par Matthew McConaughey, totalement méconnaissable (il a perdu plus de 20 kg pour ce rôle). Ce personnage, aux premiers abords très antipathique, devient le porte-drapeau de la lutte contre le Sida par des actions, bien qu’illégales, portées par une volonté hors-norme de changer les choses. A ses côtés, Jared Leto est tout aussi émouvant dans le rôle d’un transsexuel et la relation qui se crée entre ces deux personnages amène une vraie profondeur (insoupçonnée au départ) au personnage de Woodroof. Les deux acteurs ont été de nombreuses fois récompensés pour ces rôles (notamment aux Oscar) et c’est amplement mérité.

Le film apporte un vrai témoignage sur une époque qui découvrait le Sida et ne savait comment le combattre ni s’en préserver. De plus, il met bien en avant le lobbying des laboratoires pharmaceutiques, encore plus présent aujourd’hui, qui démontre la pression et l’inégalité des chances dans un combat comme celui que mène Woodroof.

Un film extrêmement fort sur un sujet qui ne l’est pas moins, porté par deux acteurs fantastiques, il n’en faut pas plus pour me plaire et me faire passer un moment rare et qualitatif!

dallas buyers club

 

Dallas Buyers Club

Année de production : 2014

Pays de production : Etats-Unis

Réalisateur : Jean-Marc Vallée

ActeursMatthew McConaughey (Ron Woodroof) – Jared Leto (Rayon) – Jennifer Garner (Dr Eve Saks) – Denis O’Hare (Dr Sevard) – Steve Zahn (Tucker) – Michael O’Neill (Richard Barkley)

 

 

 

 

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12 Years A Slave

5 Fév 2014 by

12 Years a Slave

Dans les années 1840, un jeune violoniste noir, vit et travaille dans l’Etat de New-York en tant qu’homme libre. Victime d’un enlèvement, Solomon Northup, sera emmené au sud des Etats-Unis pour devenir un esclave. Durant 12 années, il tentera de survivre…

 

Des films sur l’esclavage, il n’en manque pas. Pourtant, avec cette histoire, Steve McQueen aborde un sujet assez méconnu, celui du trafic d’esclaves. Inspiré de l’histoire vraie de Solomon Northup, ce film favori aux Oscar et déjà fort bien récompensé, est non seulement instructif mais également nécessaire.

A travers ce sujet, on comprend bien la place des noirs américains juste avant la guerre de Sécession, qui divisera le pays quelques années plus tard. Malgré sa position d’homme libre, d’autres décideront pour lui de son rôle à tenir dans la société. Outre le fait que son enlèvement est révoltant, c’est tout le comportement humain qui est remis en cause, notamment par ce marché humain qui se fait autour de la population noire.

Et cette histoire, difficile, est magnifiquement portée à l’écran, dans une mise en scène épurée et sublime, la beauté des plans contrastant avec l’insoutenable vécu par Solomon. Le choix stylistique de McQueen (notamment sur le choix de la longueur de certains plans) apporte un rythme au film qui pourrait déstabiliser mais qui, finalement, apporte une grande force à l’histoire. En ne définissant pas une notion de temps dans ces années d’esclavage, il renforce la déshumanisation ou encore la perte de soi dans cet enfer.

Mais 12 Years a Slave est surtout porté par des acteurs fabuleux, Chiwetel Ejiofor et Michael Fassbender notamment, apportant toute la profondeur du personnage et sa volonté pour l’un et la complexité machiavélique pour l’autre.

Un film à voir, pour sa beauté et son sujet si magnifiquement traité. Une belle réussite!

12 years a slave  

 12 Years a Slave

 Année de production : 2013 

 Pays de production : Etats-Unis  

 RéalisateurSteve McQueen  

 ActeursChiwetel Ejiofor (Solomon Northup) – Michael Fassbender (Edwin Epps) – Lupita Nyong’o (Pastey) – Benedict Cumberbatch (Ford) – Brad Pitt (Bass)

 

 

 

3 plages

 

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