Astérix – Le Domaine Des Dieux

10 déc 2014 by

10 mois! 10 mois que n’avais pas mis les pieds dans un cinéma! Mais quand Astérix revient sur nos écrans, je ne peux pas passer à côté…

 

Astérix – Le Domaine des Dieux

Jules César veut à tout prix faire flancher le village d’irréductibles gaulois qui résistent encore et toujours en Armorique. Pour cela, il décide de construire un domaine dans la forêt qui borde le petit village, afin d’amener Rome à leurs portes. Astérix, Obélix et leurs amis ne sont pas décidés à se laisser faire mais sans compter sur la détermination d’Anglaigus, l’architecte…

 

J’ai toujours été déçue des adaptations cinématographiques des aventures d’Astérix. Les voir incarnés par des acteurs ne m’a jamais captivé, et encore moins quand ces derniers font dans la caricature. Mais les dessins animés, c’est une autre histoire… et quand cette adaptation touche le premier tome que j’ai lu (et relu et relu et relu) du célèbre gaulois, je ne peux qu’être impatiente, surtout lorsque qu’Alexandre Astier est derrière tout ça!

Et j’avoue avoir été très agréablement surprise. Tout d’abord par la qualité graphique. Peut être que certains puristes crieront au scandale car l’on s’éloigne un peu de la bande dessinée en donnant aux traits des héros des contours plus numériques… mais pour ma part, j’ai été bluffée par la finesse des traits, le détail et la beauté même de l’image. Et tout cela en conservant le trait qu’Uderzo à initialement esquissé dans l’album.

Et puis, j’ai aimé l’adaptation. Car oui pour faire durer ce film d’animation 1h30, il faut savoir remanier l’histoire originale qui, elle, tient en 46 pages. Et bien qu’un peu décontenancée dans un tout premier temps (et oui, j’ai relu la BD juste avant d’aller voir le film!), j’ai trouvé que les arrangements imaginés par les auteurs fidèles à la BD mais aussi et surtout à l’esprit de la BD, ce dernier élément étant souvent absent des films .

Et malgré la fidélité à l’âme même d’Astérix, j’ai aimé retrouver la patte Astier dans les dialogues, dans les touches d’humour et dans la bande qui l’entoure pour doubler les personnages. Il apporte juste ce qu’il faut de son univers pour ne pas dénaturer l’essence même des aventures de nos amis gaulois et j’avoue avoir énormément apprécié ce juste milieu.

Alors oui cette adaptation est pour moi une réussite, car il allie la modernité des techniques et de la touche Astier à la véritable essence d’Astérix. La double lecture est toujours bien présente, les ponts entre l’époque gauloise et notre époque sont toujours aussi hilarants… et quel bonheur de retrouver Roger Carel au doublage d’Astérix!

Alors à quelques jours des fêtes de fin d’année, quoi de mieux qu’une sortie ciné qui ravira les petits… comme les plus grands?!

astérix et le domaine des dieux

 

Astérix – Le Domaine des Dieux

Année de production : 2014

Pays de production : France, Belgique

Réalisateurs : Louis Clichy et Alexandre Astier

Voix : Roger Carel (Astérix) – Guillaume Briat (Obélix) – Lorànt Deutsch (Anglaigus) – Alexandre Astier (le Centurion Oursenplus) – Alain Chabat (le Sénateur Prospectus) – Laurent Lafitte (Duplicatha) – Lionnel Astier (Cétautomatix) – Elie Semoun (Cubitus)

 

 

 

 

Je vous rappelle qu’avec MissChocoRêve nous organisons le Challenge Sourires afin d’offrir des cadeaux aux enfants hospitalisés à Noël. Toutes les modalités pour participer sont à retrouvées dans l’article 3° Challenge Sourires pour les Enfants Hospitalisés.

 

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Dallas Buyers Club

6 oct 2014 by

Cela fait trèèèèèèèèèèèèèèèès longtemps que je n’ai pas parlé de cinéma ici. En cause, une baisse très conséquente de ma fréquentation des salles obscures. Ajoutons à cela que j’en regarde peu dans mon canapé, au détriment des séries… Mais parfois, il vaut mieux privilégier la qualité à la quantité, non?

 

Dallas Buyers Club

En 1985, à Dallas, Ron Woodroof est l’incarnation parfaite du cow-boy macho. Mais une mauvaise nouvelle va bouleverser sa vie : il est atteint du VIH et il lui reste 30 jours à vivre. Face à des traitements encore expérimentaux, il décide d’essayer des solutions alternatives et d’en faire le commerce.

 

Inspiré de faits réels, Dallas Buyers Club est le récit d’un véritable combat mené dans les années 80 par des malades du Sida souhaitant sauver leur vie par tous les moyens, face à l’impuissance de la médecine.

Ce film est avant tout le portrait d’un homme qui, dépassé par une maladie encore mal connue à l’époque, décide de ne pas se laisser abattre et de lutter contre la médecine et les laboratoires pharmaceutiques. Alors que ces derniers imposent un traitement qui s’avère dangereux pour la santé, c’est seul que Ron Woodrood part en guerre contre les grands pontes du milieu médical pour tenter de se soigner et de soigner les milliers de personnes atteintes du virus, en vendant et consommant des médicaments non approuvés par les Etats-Unis. Ce combat s’avère être le pot de fer contre le pot de terre, mais c’est un homme déterminé qui luttera pour tenter d’améliorer le traitement des malades et leur assurer une meilleure qualité de vie.

C’est un magnifique portrait que nous brosse dans ce film Jean-Marc Vallée, formidablement porté et interprété par Matthew McConaughey, totalement méconnaissable (il a perdu plus de 20 kg pour ce rôle). Ce personnage, aux premiers abords très antipathique, devient le porte-drapeau de la lutte contre le Sida par des actions, bien qu’illégales, portées par une volonté hors-norme de changer les choses. A ses côtés, Jared Leto est tout aussi émouvant dans le rôle d’un transsexuel et la relation qui se crée entre ces deux personnages amène une vraie profondeur (insoupçonnée au départ) au personnage de Woodroof. Les deux acteurs ont été de nombreuses fois récompensés pour ces rôles (notamment aux Oscar) et c’est amplement mérité.

Le film apporte un vrai témoignage sur une époque qui découvrait le Sida et ne savait comment le combattre ni s’en préserver. De plus, il met bien en avant le lobbying des laboratoires pharmaceutiques, encore plus présent aujourd’hui, qui démontre la pression et l’inégalité des chances dans un combat comme celui que mène Woodroof.

Un film extrêmement fort sur un sujet qui ne l’est pas moins, porté par deux acteurs fantastiques, il n’en faut pas plus pour me plaire et me faire passer un moment rare et qualitatif!

dallas buyers club

 

Dallas Buyers Club

Année de production : 2014

Pays de production : Etats-Unis

Réalisateur : Jean-Marc Vallée

ActeursMatthew McConaughey (Ron Woodroof) – Jared Leto (Rayon) – Jennifer Garner (Dr Eve Saks) – Denis O’Hare (Dr Sevard) – Steve Zahn (Tucker) – Michael O’Neill (Richard Barkley)

 

 

 

 

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12 Years A Slave

5 fév 2014 by

12 Years a Slave

Dans les années 1840, un jeune violoniste noir, vit et travaille dans l’Etat de New-York en tant qu’homme libre. Victime d’un enlèvement, Solomon Northup, sera emmené au sud des Etats-Unis pour devenir un esclave. Durant 12 années, il tentera de survivre…

 

Des films sur l’esclavage, il n’en manque pas. Pourtant, avec cette histoire, Steve McQueen aborde un sujet assez méconnu, celui du trafic d’esclaves. Inspiré de l’histoire vraie de Solomon Northup, ce film favori aux Oscar et déjà fort bien récompensé, est non seulement instructif mais également nécessaire.

A travers ce sujet, on comprend bien la place des noirs américains juste avant la guerre de Sécession, qui divisera le pays quelques années plus tard. Malgré sa position d’homme libre, d’autres décideront pour lui de son rôle à tenir dans la société. Outre le fait que son enlèvement est révoltant, c’est tout le comportement humain qui est remis en cause, notamment par ce marché humain qui se fait autour de la population noire.

Et cette histoire, difficile, est magnifiquement portée à l’écran, dans une mise en scène épurée et sublime, la beauté des plans contrastant avec l’insoutenable vécu par Solomon. Le choix stylistique de McQueen (notamment sur le choix de la longueur de certains plans) apporte un rythme au film qui pourrait déstabiliser mais qui, finalement, apporte une grande force à l’histoire. En ne définissant pas une notion de temps dans ces années d’esclavage, il renforce la déshumanisation ou encore la perte de soi dans cet enfer.

Mais 12 Years a Slave est surtout porté par des acteurs fabuleux, Chiwetel Ejiofor et Michael Fassbender notamment, apportant toute la profondeur du personnage et sa volonté pour l’un et la complexité machiavélique pour l’autre.

Un film à voir, pour sa beauté et son sujet si magnifiquement traité. Une belle réussite!

12 years a slave  

 12 Years a Slave

 Année de production : 2013 

 Pays de production : Etats-Unis  

 RéalisateurSteve McQueen  

 ActeursChiwetel Ejiofor (Solomon Northup) – Michael Fassbender (Edwin Epps) – Lupita Nyong’o (Pastey) – Benedict Cumberbatch (Ford) – Brad Pitt (Bass)

 

 

 

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Les Garçons Et Guillaume, A Table!

4 déc 2013 by

Les garçons et Guillaume, à table! 

Dès son plus jeune âge, la mère de Guillaume différencie son fils de ses frères par cette phrase « les garçons et Guillaume! », ce qui finit par lui faire croire qu’il est une fille. A partir de ce moment-là, il tente de tout faire comme sa mère qu’il admire tant, en prenant sa gestuelle, ses attitudes… de quoi semer encore le plus le doute dans sa famille.

 

Tiré de la pièce de théâtre éponyme écrite, jouée et mise en scène par Guillaume GallienneLes garçons et Guillaume, à table! est une autobiographie romancée de la vie du comédien.

En mêlant les passages de théâtre et ceux de cinéma, l’acteur-réalisateur pose tout de suite les jalons d’un film qui se veut original, inspiré et intelligent. Il se met en scène et interprète, non seulement son propre rôle, mais également celui de sa mère. Alors que l’on pourrait y voir une sorte de narcissisme exacerbé, c’est tout le contraire qui se joue sous nos yeux. Avec beaucoup de tendresse et à la fois énormément de pudeur, Guillaume Gallienne se dévoile mais dévoile également ce qui l’a construit et en fait sa propre psychanalyse, avec beaucoup d’humour, de recul et surtout d’humanisme.

Sans prétention aucune, il revient sur les malentendus qui ont jalonné son adolescence, lui faisant lui-même douter de sa propre sexualité. Avec beaucoup de tendresse envers ses proches, il se raconte avec énormément d’humour, mettant en scène des anecdotes surement gênantes à l’époque, de façon hilarante. Cela tient non seulement à l’écriture fabuleuse de cet acteur mais aussi et surtout à son interprétation magistrale, avec laquelle il crève l’écran.

Durant ce court moment que dure le film (1h30 à peine), Guillaume Gallienne, réussit à nous faire passer du rire aux larmes, de la tendresse aux fous rires avec un réalisation vraiment audacieuse et intelligente. On y sent toute la folie et la créativité de cet acteur de talent qui j’espère continuera de nous régaler à la réalisation!

Ce film est un ovni dans la production nationale, terriblement tendre et humain, affreusement drôle, que je vous conseille car en plus de toutes ces qualités, il met en avance les différences que chacun porte en soi, avec beaucoup d’humilité, et on a bien besoin de voir et entendre cela en ce moment!

 

les garcons et guillaume a table

 

Les garçons et Guillaume, à table! 

Année de production : 2013

 Pays de production : France

RéalisateurGuillaume Gallienne

ActeursGuillaume Gallienne (Guillaume/Maman) – André Marcon (le père) – Françoise Fabian (Babou)

 

 

 

 

 

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L’Extravagant Voyage Du Jeune Et Prodigieux T.S. Spivet

4 nov 2013 by

L’Extravagant Voyage Du Jeune Et Prodigieux T.S. Spivet

T.S. Spivet, 10 ans, est un enfant très doué qui vit dans une ferme du Montana. En créant une machine qui produit le mouvement perpétuel, il se voit attribuer un prix très prestigieux. Mais comment aller chercher sa récompense lorsque l’on a que 10 ans et que les scientifiques s’attendent à voir débarquer un adulte ultra-diplômé? C’est donc seul, que T.S. traversera les Etats-Unis…

 

En grande fan de Jean-Pierre Jeunet depuis La cité des Enfants Perdus, je ne pouvais louper la sortie de L’Extravagant Voyage Du Jeune Et Prodigieux T.S. SpivetCe fut pour moi l’occasion de replonger dans l’univers si particlier de ce réalisateur.

Contrairement à d’habitude, même si le film est esthétiquement sublime, Jeunet a su se démarquer d’une ambiance colorimétrique. Pas de vert, ni de jaune mais un ensemble particulièrement soigné qui m’a fait rêver plus d’une fois, notamment lors des plans que les grands espaces américains.

Fidèle à son univers poétique et onirique, les décors sont recherchés, le montage travaillé… Pas de doute, il existe bel et bien une « Jeunet’s Touch » et j’ai été franchement ravie de la retrouver à l’écran!

Côté scénario, je ne connaissais pas le livre dont est issue cette adaptation cinématographique, mais j’avoue avoir été charmée très rapidement par le parcours émouvant du jeune T.S. . Jeunet réussit à nous emmener dans un monde qui parle à notre âme et nos rêves d’enfants et même si la vie du jeune héros n’est pas rose, il parvient à nous insuffler une bonne vague d’optimisme qui nous fait ressortir du cinéma avec le sourire et l’envie de déplacer des montagnes pour aller jusqu’au bout de nos envies les plus folles. Et j’adore ça!

Seul bémol pour moi, le côté peut être trop « réaliste » et « terre-à-terre » de la seconde et dernière partie qui m’a fait moins rêver et m’a parut plus longue. Cela m’a semblé déséquilibrer légèrement ce qui avait été mis en place jusque-là.

Quant aux acteurs, mention spéciale pour le jeune Kyle Catlett qui est incroyable de justesse et d’émotions. On ne peut qui lui souhaiter une belle carrière par la suite, tant il est bouleversant.

Il est des films qui font du bien. Parce qu’ils racontent une jolie histoire, parce qu’ils apportent de la tendresse, bref parce qu’ils font du bien, tous simplement. L’Extravagant Voyage Du Jeune Et Prodigieux T.S. Spivet en fait partie et pour cela, merci M. Jeunet!

 

TS Spivet

 

 

L’Extravagant Voyage Du Jeune Et Prodigieux T.S. Spivet

 Année de production : 2013

 Pays de production : France, Etats-Unis

 Réalisateur : 

 Acteurs : Kyle Catlett (T.S. Spivet) –  (Dr Claire) –  (Le Père) – Niamh Wilson (Gracie) – Judy Davis (G.H. Jibsen)

 

 

 

 

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Ma Vie Avec Liberace

23 oct 2013 by

Ma vie avec Liberace

Liberace est un pianiste exubérant et de talent, qui cache aux yeux de tous son homosexualité. Lorsqu’il rencontre Scott Thorson, c’est l’amour fou, un amour qui durera 5 ans, dans les paillettes et le tumulte.

 

Intriguée par le personnage depuis la découverte de la bande annonce, j’avais envie de le découvrir un peu plus dans ce film.

Ce pianiste de génie était une star aux Etats-Unis qui appréciait ses talents de pianiste mais aussi, et avant tout, l’exubérance du personnage qui, telle une rock-star, faisait de ses spectacles des shows de strass et de paillettes. Telle une diva, Liberace vivait dans un monde ultra kitsch, dans lequel rien ne lui résistait et encore moins les jeunes et jolis garçons. Ce secret bien gardé durant de longues années, a finalement éclaté à sa mort et notamment quelques années après, avec la sortie d’un livre écrit par celui qui a partagé sa vie durant 5 ans, Scott Thorson, dont on découvre sa relation avec la star dans ce film.

Porté par un Michael Douglas éblouissant, le film (sorti aux Etats-Unis en téléfilm produit par HBO, les producteurs de cinéma ne voulant financer un film jugé « trop gay ») a assuré sur le côté bling-bling du personnage. Les décors et les reconstitutions des années 1970-80 sont parfaites, les costumes sont saisissants… mais l’intérêt s’arrête là pour moi.

Malgré un portrait au vitriol de cette star qui possédait et achetait tout et surtout tout le monde au gré de ses envies, j’ai fini par trouver le temps long et le scénario sans grand intérêt. C’est mou et extrêmement téléphoné, il n’y avait que très peu de surprise. Finalement, on ne s’attache pas aux personnages, ni à leur histoire… et c’est extrêmement décevant.

Steven Soderbergh ne fait qu’explorer des thèmes qui auraient pu être plus approfondis, tels que l’homosexualité et le  sida, dans un contexte historique loin d’être celui que l’on connait aujourd’hui. Ce manque de profondeur nuit à l’intérêt du film, qui ne reste qu’une histoire assez banale.

Malgré l’extraordinaire prestation de Michael Douglas et l’esthétisme général, Ma vie avec Liberace ne m’a pas séduite. Sans jamais tomber dans la caricature, le scénario manque d’un traitement plus poussé pour le rendre bien plus intéressant. Dommage…

Un grand merci à Filou du blog Baz’Art, grâce à qui j’ai pu voir ce film avec les places gratuites gagné chez lui! ;)

 

ma vie avec liberace

 

 Ma vie avec Liberace

 Année de production : 2013

 Pays de production : Etats-Unis

Réalisateur : 

 Acteurs : Michael Douglas (Liberace) – Matt Damon (ScottThorson) – Dan Aykroyd ( Seymour Heller) – Scott Bakula (Bob Black) – Rob Lowe (Dr. Jack Startz) – Debbie Reynolds (Frances Liberace)

 

 

 

 

1 plage

 

 

Et toujours à gagner, du thé JingTea une mini B♥Box de La Blancheporte, 4 lots de cosmétiques Le P’tit Zef, 10 exemplaires d’un roman avec Le Livre de Poche, un porte-bonheur Zia Antonia, 1 lot de 8 cartes postales Paris Me  un exemplaire du magazine Un Joli Conte et La Thé Box d’octobre!

 

 

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