Dark Shadows

18 mai 2012 by

Dark Shadows

En 1752, la famille Collins s’installe et prospère aux Etats-Unis. En refusant les avances d’une sorcière, Barnabas le fils de la famille, voit la malédiction s’abattre sur lui. Il perd les êtres qu’il aime et finit transformé en vampire, enfermé vivant dans un cercueil enchaîné. Ce n’est qu’en 1972, qu’il sera libéré dans un monde qu’il ne connaît plus…

 

Quand Tim Burton sort un nouveau film, je ne réfléchis pas longtemps pour filer le voir au cinéma. Son univers me plait depuis des années et si on excepte les films alimentaires, comme La Planète des Singes ou même Batman, il su créer son propre style. Et c’est ce que j’attends d’un de ses films lorsque je m’assied devant mon écran. Ils ne sont pas tous réussis, ce ne sont pas tous des chefs-d’oeuvre, mais ils ont le mérite d’avoir un parti-pris esthétique et scénaristique qui font de ces films des petits bijoux, sortis de l’imagination farfelu du grand Burton.

C’est donc dans cet état d’esprit que je suis allée découvrir son dernier opus, Dark Shadows. Adaptation d’une série télévisée des années 60, ce film est comme on l’attendait, déjanté et drôle. Tim Burton a su travailler l’image de son film pour en faire un petit bijou d’esthétique et comme à son habitude, s’est entouré de son équipe d’acteurs fétiches ( Johnny Depp, Helena Bonham Carter…). Et comme toujours, c’est impeccable. Johnny Depp est hilarant en vampire et chaque réplique du XVIII° siècle sortant de sa bouche au XX° est à mourir de rire. Le tout sur fond de disco… Je le dis et le répète : plus le rôle est tordu, plus il lui va comme un gant! Notons les performances d’Eva Green, petite nouvelle ans l’univers burtonien, qui sort de ses rôles habituels et qui m’a bluffé, de Michelle Pfeiffer, trop rare dans ce genre de rôle, ou Chloe Moretz la jeune actrice que j’ai découverte dans Hugo Cabret, une star montante… En bref, un casting impeccable.

Question scénario, c’est un peu la déception. C’est drôle, bien amené, chaque intrigue a le mérite d’être menée à bien… mais il m’a manqué un grain de folie supplémentaire. Il aurait peut-être fallu pousser certaines scènes plus encore dans l’absurde, forcer le trait de certains personnages… c’est un peu trop convenu, alors que le scénario pouvait laisser présager les pires folies.

C’est loin d’être le meilleur film du réalisateur et loin également d’être le plus mauvais. Il signe un film plein d’humour qui se laisse regarder avec plaisiri et qui met bien son univers en valeur. Mais une question plane : et si ce n’était pas Tim Burton, et sa folie que j’adore, qui avait réalisé ce film, n’aurais-je pas été plus impitoyable sur mon jugement? Ce qui a longtemps fait sa force ne devient-elle pas… sa faiblesse?

 

Dark Shadows

Année de production : 2012

Pays de production : Etats-Unis

Réalisateur : Tim Burton

Acteurs : Johnny Depp (Barnabas Collins) – Eva Green (Angélique Bouchard) – Michelle Pfeiffer (Elizabeth) – Helena Bonham Carter (Dr Hoffman) – Bella Heathcote (Vicky/Josette) – Chloe Moretz (Caroline) – Jonny Lee Miller (Roger)    

    

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Hugo Cabret

23 avr 2012 by

 Hugo Cabret

Dans les années 30, depuis qu’il est orphelin, Hugo Cabret vit dans la gare parisienne pour laquelle il remonte toutes les horloges. De son père, il ne lui reste qu’un automate qu’il cherche à tout prix à faire fonctionner de nouveau, mais il lui manque la clé qui pourrait remonter le mécanisme. En rencontrant Isabelle et son parrain Georges, le vendeur de jouets, il ne s’attend pas à ce qui va lui arriver…

 

Lorsque que ce film a été nommé aux Oscar, j’ai appris qu’il rendait hommage au cinéma alors que rien dans la bande-annonce ne le laissait présager. Et quel bel hommage Martin Scorsese fait en effet aux débuts du 7° Art! Je n’ai pas été déçue de revivre, à travers les yeux d’en enfant et d’un vieil homme passionné, la formidable épopée de cet art et de ceux qui l’ont créé. Pour moi qui ai étudié le cinéma, c’était du pur bonheur. Le film se dit être un conte pour enfant mais il oscille rapidement vers un hommage cinématographique.

Les personnages sont attachants, l’histoire sympathique et les décors très beaux (bien que trop numériques à mon goût) . Mais, la mise en place de l’histoire est longue et j’ai trouvé que le montage manquait de rythme. C’est dommage car le scénario aurait mérité d’être mieux mis en valeur. J’ai l’impression que ce dernier est passé au second plan d’une belle réalisation, soignée sur le plan esthétique mais finalement pas sur le fond. A trop vouloir mélanger les styles, les histoires, on se perd dans un labyrinthe d’ennui. Et je n’aime pas m’ennuyer devant une belle histoire, j’ai l’impression de passer à côté de quelque chose. ..

Je suis donc déçue par ce film si prometteur et qui finalement s’essouffle très rapidement. En bref, un beau film, un bel hommage… mais c’est tout.

 

Hugo Cabret

 Année de production : 2011

Pays de production : Etats-Unis

Réalisateur : Martin Scorsese

Acteurs : Asa Butterfield (Hugo Cabret) – Ben Kingsley (Georges) – Sacha Baron Cohen (Gustave) – Chloe Moretz (Isabelle) – Jude Law (le père de Hugo)

 

 

 

 

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My Week With Marilyn

16 avr 2012 by

My Week With Marilyn

En 1956, Marilyn Monroe débarque à Londres pour tourner Le Prince et La Danseuse avec Sir Laurence Olivier. Elle rencontre pendant le tournage, le troisième assistant du réalisateur, Colin Clarke, avec qui elle va vivre une semaine enchantée.

 

Tout d’abord merci à Dame Skarlette, grâce à qui j’ai pu aller voir ce film en gagnant 2 places sur son blog! Quand j’ai appris l’existence de ce film, je me suis dis « Encore un biopic! ». Et oui, c’en est un. Mais pour une fois, on ne passe toute la vie d’une actrice en accéléré, dans 2 heures de film. Cette fois, on s’intéresse à une période donnée, une courte période, afin de travailler le sujet plus en profondeur. De plus, l’actrice est vue par un oeil extérieur, une tierce personne. Et pour ça, ça vaut le coup d’oeil.

En adaptant les livres de Colin Clarke (Le Prince, La Danseuse et Moi et Ma semaine avec Marilyn) le jeune assistant du film, le réalisateur Simon Curtis prend le parti pris de s’attacher plus précisément à la personnalité de Marilyn Monroe. On y découvre une jeune femme complexe, fragile, qui manque cruellement de confiance en elle et dont le poids de l’icône Marilyn fait ployer la jeune femme qui la porte. C’est vraiment intéressant de voir à quel point celle que tout le monde adulait était perdue face à l’admiration que chacun lui portait. Sa relation avec le jeune Colin, montre également une autre facette de la star : une femme simple, que les petits plaisirs rendent heureuse.

L’autre aspect intéressant de ce film est l’interprétation de Michelle Williams. Le travail qu’elle a effectué pour ce personnage est saisissant. La gestuelle, la façon de s’exprimer… tout y est. Accompagnée de grands acteurs tels que Kenneth Branagh, extraordinaire en Laurence Olivier, elle campe une très jolie Marilyn. Mais ne vous y trompez pas, elle ne lui ressemble pas. Malgré la qualité de son travail, il manque un petit quelque chose qui la ferait être Marilyn.

Cette histoire, vraie, est très émouvante. Comme le jeune Colin, on succombe aux charmes de la belle et on comprend surtout que cette femme est inaccessible au commun des mortels, qu’elle évolue dans un autre monde et qu’elle en est elle-même dépassée.

Ce n’est pas le film de l’année mais on passe un bon moment tout de même. Toute la complexité de la personnalité de cette actrice est bien mise en avant et l’histoire apporte son lot d’émotions. Je commence à en avoir un peu ma claque des biopics, mais celui-ci a l’avantage de changer un peu et cela fait du bien!

 

 

My Week With Marilyn

Pays de production : Etats-Unis, Grande-Bretagne

Année de production : 2012

Réalisateur : Simon Curtis

Acteurs : Michelle Williams (Marilyn Monroe) – Kenneth Brannagh (Sir Laurence Olivier) – Eddie Redmayne (Colin Clarke) – Julia Ormond (Vivien Leigh) – Emma Watson (Lucy) – Dougray Scott (Arthur Miller)            

Un petit trailer (en VO) du véritable film, afin de revoir la délicieuse Marilyn à l’écran!

 

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Ray

23 mar 2012 by

Ray

Ray Charles est un pianiste de grand talent. Son arrivée à Seattle à 18 ans et ses prestations dans différents groupes ne cessent de le confirmer. Lorsqu’il connait le succès, il rencontre aussi la drogue, ses vieux démons le hantant trop régulièrement…

 

Alors que j’adore Ray Charles, je n’avais pas encore vu le biopic qui lui était consacré… un comble!

J’ai tout d’abord été bluffée par la prestation de Jaimie Foxx. Il a réussi une belle performance dans le travail de son rôle et tout y est : phrasé, gestuelle… c’est impressionnant.

Sur la qualité du scénario, je suis un peu plus réservée. Les failles et les souffrances de l’artiste sont très bien montrées et expliquent, à la fois, son génie mais aussi son auto-destruction. On fait la connaissance d’un homme qui veut être reconnu pour son talent et qui est une révélation dans le monde musical des années 50/60, et qui veut exister par lui-même, malgré sa cécité afin de ne pas être reconnu comme un handicapé. Il est à la fois battant et hanté par ses démons, ce qui le conduit malgré la gloire à se détruire petit à petit. J’ai trouvé que cela reste malgré tout pétri de bons sentiments et manque d’une approche plus objective. C’est un parfait film hollywoodien, mais  il présente tout de même un intérêt lorsque l’on s’intéresse au musicien.

J’aurais toutefois cru que sa position de star montante afro-américaine dans une Amérique en pleine ségrégation serait abordée, mais non, juste un léger effleurement. Le réalisateur s’en tient à la biographie de son artiste sans le replacer dans son contexte, qui me parait pourtant important au vu de ce qui se passait aux Etats-Unis à cette époque.

Bien entendu, le film est servi par une bande originale exceptionnelle et c’est un vrai plaisir pour les oreilles. Outre la musique, les reconstitutions et la photographie sont extrêmement bien travaillés, ce qui en fait un beau film, au sens esthétique du terme.

Malgré les 2h30 de film, j’ai passé un bon moment parce que j’aime cet artiste et sa musique, et que le scénario est suffisamment bien ficelé pour nous embarquer. Il manque cependant une profondeur, qui fait que je le regarderais pas lors d’une prochaine diffusion, une seule et unique fois me suffisant amplement.

 

Ray

Année de production : 2004

Pays de production : Etats-Unis

Réalisateur : Taylor Hackford

Acteurs : Jamie Foxx (Ray Charles) – Kerry Washington (Della Bea Robinson) – Regina King (Margie Hendricks) – Clifton Powell (Jeff Brown) – Curtis Armstrong (Ahmet Ertegun)

 

 

 

 

 

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Polisse

20 fév 2012 by

La cérémonie des César ayant lieu ce vendredi, je me devais de voir ce film au x 13 nominations avant…

Polisse

Mélissa, photographe, intègre la Brigade de Protection des Mineurs afin de réaliser un livre sur leur quotidien. Un quotidien fait de viols, de maltraitances sur enfants mais aussi de partage entre ces collègues qui côtoient l’impensable chaque jour.

 

Je savais que j’allais m’attaquer à un film fort en émotions et c’est peu de le dire.

Sous la forme documentaire, Maïwenn s’attaque à un sujet très sensible et très difficile, à savoir la protection de l’enfant. Chaque cas représenté est tiré de véritables affaires traitées par la brigade et on ne peut rester insensible devant ce sujet. Le parti pris de tourner ce film comme un reportage, rend l’immersion du spectateur dans l’histoire immédiate et encore plus forte et surtout très vraie. Dès les premières images j’ai été attrapé par le sujet et les 2 heures qui ont suivi ont été une succession indéniable d’émotions fortes. C’est cash, ça fait mal… on se prend de sacrées claques!

C’est extrêmement bien réalisé, sans fioriture et cela va à l’essentiel, que ce soit sur le terrain ou dans la vie privée de ces policiers.  Maïwenn dresse un portrait juste et puissant d’hommes et de femmes confrontés au pire, qui doivent rentrer chez eux et « faire avec » ce qu’ils vivent dans leur travail. Des âmes écorchées vives, qui peinent à se trouver, à se comprendre et qui, en finalité, ne se sentent bien que lorsqu’ils sont ensemble. Cette solidarité est d’ailleurs très touchante malgré les coups de gueule qui jalonnent leurs parcours.

En plus d’être très bien réalisé, le jeu des acteurs est époustouflant, JoeyStarr en tête. Son rôle d’écorché vif est juste et touchant, il m’a réellement épaté, je ne lui connaissait pas ce talent.

Seule ombre au tableau : le personnage de Mélissa interprétée par la réalisatrice. Elle aurait pu être l’oeil extérieur qui découvrait la brigade mais vu le parti pris de sa réalisation, je ne vois pas l’intérêt de son rôle. De plus, elle réalise mieux qu’elle ne joue, pour le coup.

Un film très fort à ne pas mettre entre toutes les mains (ou devant tous les yeux) qui a le mérite de montrer la réalité, même si celle-ci est insoutenable.

 

 

 

 Polisse

Année de production : 2011

Pays de production : France

Réalisateur : Maïwenn

Acteurs : JoeyStarr (Fred) – Karin Viard (Nadine) – Marina Foïs (Iris) – Nicolas Devauchelle ( Mathieu) – Frédéric Pierrot (Balloo) – Maïwenn (Mélissa)

 

 

 

 

 

Petite brève au sujet des César. Je trouve que l’académie devrait revoir ses catégories. Nommer dans la même catégorie des films comme Polisse, The Artist ou Intouchables, ne rend pas services à ses films car on ne peut comparer des styles aussi radicalement opposés. Il serait peut être bien de créer, comme aux Oscar, une catégorie « Meilleur film dramatique » et « Meilleur film de comédie« … A bon entendeur… ;)

 

N’oubliez pas que jusqu’au 29 février, vous pouvez laisser parler votre créativité en créant un logo pour Un cadeau pour La Vie (Créez un logo pour Un Cadeau pour la Vie) ou en créant un album en ligne (Partagez vos photos avec AlbumBlog) ! Il y a des très jolis lots en jeu, tentez votre chance!

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127 Heures

9 jan 2012 by

127 Heures

En Avril 2003, Aron Ralston part en randonnée dans le canyon voisin sans prévenir son entourage. Pourtant expérimenté, ce casse-cou va vivre le pire : un rocher se détache, l’entraînant dans une chute et emprisonnant son bras en le condamnant à vivre un vrai cauchemar.

 

Séance de rattrapage vendredi dernier pour ce film sorti il y a presqu’un an maintenant.

Basé sur une histoire vraie, celle d’Aron Ralston d’après son autobiographie Plus fort qu’un roc, ce film raconte le cauchemar vécu par ce jeune homme dans un canyon durant 127 heures.

Danny Boyle réussit le pari de nous tenir en haleine durant tout le film, sans longueur et avec un beau parti pris de réalisation. Certains effets m’ont paru parfois inutiles, mais dans l’ensemble cela apporte une belle dynamique qui nous fait oublier que le héros passe les 3/4 du film coincé au fond du canyon. Il réussit à nous faire vibrer, à nous angoisser pour le sort d’Aron, en bref à nous accrocher carrément à notre écran. La performance de James Franco y est également pour beaucoup. Il campe ce personnage avec beaucoup de véracité et de vraisemblance, il habite complètement son personnage et la moindre émotion qu’il dégage est extrêmement prenante.

Outre une réalisation très léchée, la principale raison qui rend ce film poignant est l’histoire de ce randonneur qui ne peut laisser insensible. On ne peut que souffrir avec lui, s’identifier dans sa douleur, trembler pour lui… Le courage, la force mentale et surtout la rage de vivre font de cet homme un héros des temps modernes. Le fait que ce soit une histoire ajoute à l’ensemble une émotion encore plus grande.

On sort de ce film très secoué, admiratif et surtout rempli de questions : Et moi dans cette situation? Quelle décision aurais-je prise?

 

 

 

127 Heures

Année de production : 2011

Pays de production : Etats-Unis, Grande-Bretagne

Réalisateur : Danny Boyle

Acteurs : James Franco (Aron Ralston) – Amber Tamblyn (Megan) – Kate Mara (Kristi) – Clémence Poésy (Rana)

 

 

 

 

 

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